L'histoire
de la commune
Les origines
| Les châteaux Sur la montagne du Mont-Elesme " Montélesme " on a observé des traces de castramétation (art d'établir un campemant militaire. Ces vestiges sont liés à l'histoire fortifiée et stratégique de la région. A l'époque Féodale Montsauche se compose de 4 châteaux. Il y avait à l'époque :
Ces fortifications permettaient de contrôler les axes de circulation à travers les forêts denses et les vallées du Morvan. L'église date du XVIème siècle, elle est dédiée à Saint Barthélemy |
L'église Saint-Barthélémy L’église paroissiale actuelle, dédiée à Saint Barthélémy, dominant le bourg, fut reconstruite en 1863 sur une église probablement du XVe siècle remaniée au XVIe. La paroisse de Montsauche remonterait seulement au XVe siècle (dépendant du diocèse d’Autun). Auparavant, les paroissiens dépendaient de Brassy, Ouroux, Saint Brisson et Planchez. D’après Baudiau, l’ancienne église "édifice bas et mesquin" était composée d’un chœur du quinzième siècle terminé par un pignon avec une fenêtre ogivale, séparée par un meneau. La nef "sans caractère n'était pas carrelée en 1667". Elle était séparée du chœur par une arcade ogivale surmontée par un clocher en bardeau supporté par des murs en maçonnerie, dont l’un portait le millésime de 1580, et flanquée de chaque côté par une petite chapelle. En 1863, une nouvelle église est construite sur les plans de l’architecte Andoche Parthiot. De style gothique, elle comporte « trois nefs, terminées par autant d’absides. Sa longueur, y compris le clocher, d’aspect élégant ». Pour s’adapter au relief, le chœur a du être orienté vers l’ouest. Bâtie en très belle pierres de granit taillées (carrière non identifiée), sur un plan en croix latine, elle interpelle le regard avec son chœur et transept imposant, sa nef plus modeste et sa tour-clocher-portail. |
Source : Patrimoine du Morvan | |
L'assemblée constituante décrète le 27 janvier 1790, la nouvelle division administrative de la France. La paroisse de Montsauche est rattachée au district de Château-Chinon. Elle devient à ce jour une commune. La constitution de l'an VIII supprime les districts et les remplace par des arrondissements tels que nous les connaissons toujours aujourd'hui. Plusieurs cantons disparaissent comme Brassy, Ouroux ou Alligny. Montsauche est choisi comme chef lieu de canton pour sa position géographique centrale. Les conseillers sont élus par le gouvernement. En 1833, chaque canton élit son conseiller et depuis 1871 l'élection se fait pour 6 ans.
Le château de Meurot
Le château du Meurot était un château féodal qui fut détruit lors de la révolution française. Le propriétaire de l'époque " le seigneur Comte du Montal " avait émigré. Ses biens furent saisis et dispersés au cours des ventes révolutionnaires. Au cours du 19ème siècle tous les murs furent détruits et les pierres servirent à construire des bâtiments des environs. Sept souterrains menaient aux villages voisins, ils étaient importants et permettaient le passage de gros animaux chevaux et bœufs. Cette seigneurie sur la rive gauche de la Cure, s'étendait sur Montgirault et une partie de Montsauche. Elle relevait des abbesses de Rougemont.Charles de Montsaulnin, Comte de Montal l'acquit en 1675 et devient seigneur de Saint-Brisson, Island, Gouloux et tous les hameaux qui touchent le marquisat de Menessaire. Ce fief rentra dans la famille Pelletier par le mariage de Elisabeth Montsaulnin, il y est encore par la famille Metmann. Charles de Montsaulnin, est dit dans la grande Histoire, le héros du Morvan. Lieutenant général des armées , il meurt à Dunkerque en 1696, chargé de gloire et demande que son corps soit ramené à Saint Brisson. | ![]() |
Le barrage et le flottage du bois
Le barrage des Settons avec son lac artificiel (360 ha) est le plus ancien du Morvan. Au XVIIIe siècle, ce barrage fut décidé pour faciliter le flottage à buches perdues, flottage qui a permit de "chauffer Paris de 1550 à 1850. Il fut conçu pour creer des crues artificielles par des lâchers d'eaux dans la cure, au printemps, permettant de transporter, par flottage, les buches jusqu'à l'Yonne. A Clamecy ou Vermenton elles étaient assemblées en train de 70 m x 4m que des flotteurs "menaient" sur l'Yonne puis la seine jusqu'à Paris.
Les premières études de ce barrage datent de 1780. Mais, il fut édifié qu'à partir de 1854 alors que le flottage du bois, était en déclin , ce combustible étant remplacé par le charbon. Pendant 300 ans le Morvan a été aménagé et vécut au rythme de cette "industrie". Au XIX e siècle, le lac devint donc une station touristique de la bourgeoisie avec hôtels, villas, activités nautiques, visites touristiques des alentours… Avec d'autres barrages du Morvan, il servit et sert encore à éviter les crues à Paris (inondation exceptionnelle en 1910 à Paris) en régulant le débit sur la Cure et ses affluents qui se jette dans l'Yonne puis la Seine. Bâti avec des pierres taillées de granite venant de la forêt Breuil-Chenue et apportées à l'aide de chars à bœufs, ses dimensions (et technique) pour l'époque sont importantes: long de 271 mètres, large de 11,40 mètres à la base et d'une hauteur de 20 mètres, il fut exécuté sous la direction des ingénieurs Lepeuple, Cambuzat et Otry de Labry. Dans la "chambre des manœuvres" (bâtiment sur la digue) la machinerie d'ouverture de vannes a été fabriquée au Creusot et est toujours en activité.
A quelques mètres de la digue, rive droite, domine une grande maison bourgeoise à trois niveaux qui était "la maison des garde" (du barrage) datant du milieu du XIXe siècle et transformé en OT et bureau. Plus modeste, une petite maison à colombage en bord de rive était la maison des ouvriers de la construction du barrage et devint une école au XXe.
Aujourd'hui le site des Settons est resté très touristique avec ses équipements, et les lâchers d'eaux ponctuels du barrage permettent la pratique de canoë-kayak sur la Cure.
Source : Patrimoire du Morvan
La Seconde Guerre
L'incendie Le bourg doit son aspect récent à une tragédie de l'histoire contemporaine : Cité martyre comme cinq autres villages du Morvan, Montsauche a été entièrement brûlé par les troupes allemandes le 25 juillet 1944, en représailles à l'appui de la population aux maquis d'alentour (maquis Bernard). Le Morvan a été dès 1942-1943 un foyer de la Résistance. Il abritera jusqu'à une vingtaine de maquis en 1944. Source : Patrimoine du Morvan |
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| La résistance Le 24 juin 1944, le maquis Bernard et des parachutistes anglais S.A.S opèrent une embuscade contre les troupes allemandes à La Verrerie. L’ennemi subit de lourdes pertes. Le lendemain, en représailles, les Allemands incendient la ferme de la Verrerie et détruisent les villages de Montsauche et de Planchez après avoir évacué la population. On dénombre un mort à Planchez, François Thibault et 182 sinistrés ; à Montsauche, un mort également, Jean-Alexis Emery et 302 sinistrés. Le village est reconstruit au cours des années cinquante. Une stèle rend hommage à Jacques Chataigneau, membre du maquis Bernard, tué lors de cette attaque. Il est inhumé dans le cimetière franco-britannique du maquis Bernard dans les bois d’Ouroux-en-Morvan. Source : Musée de la Résistance en Morvan | |











